Le cillement des paupières

Une hygiène visuelle simple, facile à apprendre peut améliorer le confort et le bien-être des yeux par des moyens naturels. La méthode Bates permet d’acquérir les bonnes habitudes à mettre en place pour retrouver ce confort visuel.

Prenons l’exemple du simple cillement des paupières : vous a-t-on expliqué que dans la plupart des cas de yeux secs il suffit de ciller des paupières ?  L’importance du cillement des paupières n’est pas assez soulignée. Il sert à lubrifier, nettoyer et protéger la surface extérieure de l’œil. Il fournit également un instant d’obscurité à la rétine, et lui offre ainsi un mini-repos. Le cillement des paupières de l’œil détendu s’effectue en moyenne toutes les 3 à 5 secondes.

Le cillement normal est si rapide et facile que l’on ne se rend pas compte que l’on cille. Si on le réduit, les yeux se fatiguent et la vision se brouille du fait du  dessèchement de la surface cornéenne par l’évaporation du film lacrymal.

Plus la période entre chaque cillement est longue, plus le film lacrymal s’amincit, devient moins uniforme sur la surface oculaire, provoquant alors une réduction de la qualité de l’image. Par exemple, un cillement seulement toutes les 15 secondes entraîne une modification de la forme du profil du film lacrymal cornéen et une réduction de l’acuité de contraste d’environ 10% lors des tâches visuelles effectuées sur écran d’ordinateur.

Port de lunettes et cillement

Le port des lunettes a tendance à encore diminuer la fréquence du cillement puisqu’elles font barrière à la poussière et au vent, les stimuli naturels de ce réflexe. En conséquence, de petits inconforts quotidiens du manque de cillement peuvent évoluer en douleurs intolérables.  Il est possible de prévenir cette évolution par ll’éducation visuelle.

Savez-vous pourquoi vous ne cillez pas assez ?

La réduction du nombre de cillements est liée directement et involontairement à la physiologie du « stress ».   Les modifications physiologiques provoquées par cet état sont de mieux en mieux comprises.  Elles sont les réponses du système nerveux autonome à ce qu’il perçoit dans son environnement. Bien entendu, le système nerveux lui-même n’analyse pas la gravité de cette « agression »,  ceci est le rôle du néo-cortex.  Mais il réagit involontairement, et avec lui la physiologie globale du corps : le système visuel est également affecté en cas de stress.  Ainsi nous réagissions physiquement à tous les événements de la vie, du plus banal – la maîtresse qui nous fait un reproche à l’école, une dispute avec ses parents ou amis, un litige avec son voisin – jusqu’au plus graves : les cadences et pressions au travail, des relations difficiles dans son couple, sa famille, sa vie professionnelle….

Dès que l’on effectue une tâche nécessitant une attention particulière ou une intense concentration, ou que l’on vit une forte émotion négative, ce cillement réflexe diminue, provoquant les sensations de brûlure ou de picotement des yeux .

Mettre en pratique la la conscience du rôle du cillement des paupières, permet de retrouver un confort et un bien-être des yeux, et d’apprendre à gérer le stress visuel pour améliorer le fonctionnement gébéral de la vision.